vendredi 22 mars 2019

La chouette de Buffet

La Varenne 1982

Andrej Dubravsky (3)


Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)
Andrej Dubravsky (4)


Pour retrouver Andrej Dubravsky sur le blog: Andrej DubravskyAndrej DubravskyAndrej Dubravsky (3)


Manderley for ever de Tatiana de Rosnay





Manderley for ever de Tatiana de Rosnay
Dans ma prime et très lointaine jeunesse, le R.E.R était une nouveauté affriolante. Je le prenais chaque matin dans ma lointaine banlieue pour aller ingénioriser dans des banlieues encore plus lointaines et beaucoup moins avenantes. Les wagons tout neufs étaient remplis de blancs, pas un nègre, pas une fatma enturbannée, emmarmaillée et empoussettée, pas un sourd (c'est à dire ces personnes avec une sorte de sonotone à l'oreille, appareil prolongé par un fil qui se perd dans une poche et qui émettent de gênants grésillements.). Je suis bien conscient que je vous parle d'un autre pays que les moins de 40 ans ne peuvent même pas imaginer. Il y avait quelques hommes, chacun caché par le grand journal qu'ils dépliaient; c'était souvent l'Equipe, parfois le Figaro (il me semble me souvenir qu'en ce temps là je lisais « Le quotidien de Paris »...) et beaucoup de dames, presque toutes en jupe et presque toutes un livre à la main. J'aimais beaucoup regarder ce qu'elles lisaient. Cela me distrayait des articles de Dominique Jamet ou de Patrick de Rosbo. C'était surtout des livres de poches que tenaient leurs petites mains; sur les couvertures illustrées revenaient souvent les noms de Guy des Car, Cronin, Daphné du Maurier. Les livres de la plupart des auteurs populaires de ces années là sont devenus introuvables en librairie.
Portrait de groupe des sœurs Du Maurier avec leur chien Brutus par Frederic Whiting (1918). De gauche à droite: Daphne, Jeanne et Angela Victoria
Portrait de groupe des sœurs Du Maurier avec leur chien Brutus par Frederic Whiting (1918). De gauche à droite: Daphne, Jeanne et Angela Victoria
Mais curieusement certains de ces romanciers, souvent anglo-saxons, connaissent actuellement un inattendu « revival », c'est le cas de Roal Dahl et de Daphné du Maurier (mais malheureusement pas de Cronin et c'est bien dommage).
Cette dernière sous le titre Manderley for ever, titre qui ne sera énigmatique que pour les pauvres qui n'ont pas la chance d'avoir lu (ou vu) « Rebecca », l'immense succès de l'écrivain, bénéficie d'une biographie rédigée par Tatiana de Rosnay.
Si on fait abstraction de l'écriture de Tatiana de Rosnay qui ne s'élève jamais au dessus de celle des articles que l'on peut lire dans les magazines féminins, particulièrement dans le Figaro madame, avec ce ton que je ne saurais qualifier autrement que cucul la praline, même si notre inconsciente biographe pour faire moderne sans doute se mettant en scène, heureusement furtivement, fait une tentative dans le « gonzo journalisme », « Manderley for ever » est un livre qui devrait passionner tous les lecteurs des romans de Daphné du Maurier qui, comme moi, se sont demandé qui se cachait sous ce nom à consonance française. Un auteur méconnu, de ce coté ci de la Manche, en dépit de l'immense succès de ses livres y ont rencontré.
Mais plus que la biographie d'une femme exceptionnelle par son oeuvre mais aussi par sa liberté vis à vis de toutes les conventions c'est l'histoire de la tribu du Maurier et de son brillant entourage que nous raconte Tatiana de Rosnay.
Et il y a de quoi écrire car l'auteur de Rebecca est la petite fille du caricaturiste et romancier George du Maurier, l'auteur du très beau « Peter Ibbetson », son père était le célèbre acteur Gérald du Maurier, ses cousins étaient les pupilles de J.M Barrie. Ils lui inspirèrent son célèbrissime Peter Pan. L'une de ses soeurs fut aussi romancière, sans aucun succès d'ailleurs, et l'autre peintre et quand Daphné du Maurier se marie c'est avec Frederick  (Tommy) Browning, qui deviendra le fameux général d' « Un pont trop loin ». Malgré cet entourage de célébrités Daphné du Maurier, timide et farouche n'aura de cesse que de fuir les mondanités.
Manderley for ever de Tatiana de Rosnay
Incidemment on apprend certaines choses sur l'édition française des romans de Daphné du Maurier en particulier qu'ils ont pâtis de la redoutable traduction de madame Denise van Moppès qui n'a pas hésité par exemple a écourter de 40 pages Rebecca car les description de la Cornouaille l'ennuyait ou plus exactement lui occasionnaient trop de difficulté à la traduction! Heureusement le livre vient d'être réédité dans une nouvelle traduction, cette fois intégrale. Il est curieux que Daphné du Maurier, grande francophile, qui parlait et écrivait parfaitement le français, n'ait pas été plus vigilant sur le sujet.
Tatiana de Rosnay fait le portrait d'une femme qui cherchait avant tout à être indépendante, indépendante financièrement mais aussi indépendante de sa famille. Bisexuelle, elle est tombée amoureuse de plusieurs femmes. Son premier amour fut Fernande Yvon, la directrice d'un pensionnat dans la région parisienne où Daphné du Maurier étudiera deux ans. Bien après son mariage, elle s'entichera d'Ellen Doubleday, la femme de son éditeur américain... Néanmoins Daphné du Maurier ne s’est pas mariée avec Frederick Browning pour imiter les jeunes femmes de son époque, mais bien parce qu’elle était tombée amoureuse de cet homme, qu’elle considérait comme l’homme de sa vie. Secrète et mystérieuse, elle ne dévoilait que très peu à ses proches et se confiait surtout dans ses correspondances.
Manderley for ever de Tatiana de Rosnay
Il est probable que le sujet de cette biographie aurait détesté voir son petit tas de secret dévoilé. Cette star des lettres britanniques accordait que très peu d'interviews, et seulement sous la pression de son éditeur. Dans les rares entretiens qu'elle concédait à donner, elle évitait le plus possible de répondre aux questions personnelles. Elle est le prototype de ces femmes libres et sauvages, issues de l'upper class anglaise. Un type de femme inimaginable loin d'Albion. Daphné du Maurier est aussi l'auteur d'une littérature propre aux lettres anglaises; celle dans laquelle les écrivains mettent au coeur de leur roman autant des demeures que des personnages. Toute sa vie a été marquée par les propriétés qu'elle a habitées. Elles lui ont inspiré ses livres les plus célèbres dont le fameux « Rebecca ».
Si le style de Tatiana de Rosnay laisse à désirer, la biographe est incontestablement une bosseuse et sur ce point elle livre un ouvrage exemplaire de professionnalisme avec la liste complète des oeuvres de son modèle, chaque titre est accompagné des dates de parution en France et en Angleterre, ainsi que du nom des éditeurs dans les deux pays. On trouve aussi en fin de volume, l'arbre généalogique de l'écrivain, son lexique, « le code du Maurier », une carte de la région de sa chère Cornouaille qui a beaucoup inspiré l'auteur de « L'auberge de la Jamaïque » et enfin au centre du livre, un cahier de photos particulièrement bien choisies.
Comme je l'ai déjà écrit, une biographie d'écrivain réussie est celle qui incite à lire les ouvrages de l'écrivain dont la vie nous est racontée. Sur ce point celle de Daphné du Maurier est réussie, j'ai d'ailleurs dès les dernières pages du livre, qui sont très émouvante, relu « Les souffleurs de verre »...

La carte sur le skate


J'admets bien volontier que cette photo ne révolutionne pas l'art photographique, mais ce jeune homme avait assez d'arguments pour une distraction éphémère durant un petit voyage en métro. Je me repaissais de sa plastique modeste lorsque j'ai remarqué qu'il avait collé une carte de métro sur son skate, (peut être un jeune provincial?). Je me suis dit que cette bizarrerie méritait une photo, et voila...

Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.





Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.
Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.
Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.
Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.
Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.
Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.
Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.
Les affiches de Rock en Seine par Cédric C.

Goor au hasard de la toile




































la tour Eiffel  (1974)










Certaines de ces oeuvres ont été préalablement éditées par le site: http://theyinthelostparadise.blogspot.com/ d'autre ont été préalablement postées sur www.erosinarcadia.blogspot.fr







L.I.E (Long Island Expressway ) de Michael Cuesta


 


L.I.E (Long Island Expressway ) de Michael Cuesta (réédition complétée)

 


01%2BFRENTE%2BAL%2BABISMO.jpg

USA, 2001, 108 minutes 
 
Réalisation: Michael Cuesta , production: Michael Cuesta, Linda Moran, Bastian Rene, scénario: Ryder M Stephen, Michael Cuesta, Gerald Cuesta, image: Romeo Tirone, son: Pierre Foldes    

avec: Brian Cox (John Harrigan Big), Paul Franklin Dano (Blitzer Howie), Billy Kay (Terrio Gary), Bruce Altman (Blitzer Marty), Walter Masterson (Scott), James Costa (Kevin Cole), LeFevre Adam (Elliot), Tony Donnelly (Brian), B Constance Barry (Anne Harrigan), Gladys Dano (Voice of Sylvia Blitzer), Brad Silnutzer (Henry), Bob Gerardi (Clifford), Marcia Debonis (Ecole conseiller), Emilio Cuesta (Howie Blitzer à 5 ans) Garvey Ray (le père de Brian), Angela Pietropinto (Mme Cole) 

02%2BGRAN%2BJOHN%2B%2526%2BSU%2BMADRE.BM
 03%2BHOWIE%2B%2526%2BGARY.BMP
Résumé
Howie Blitzer a seize ans. Il vient de perdre sa mère, qui est morte sur la Long Island Expressway. L'adolescent est incapable de surmonter cette perte. D'autre part son père a rapidement trouvé une remplaçante à sa feu femme. Cette nouvelle maitresse ne prête aucune attention au garçon. Howie fait partie d'une bande qui vole dans les maisons du voisinage dans cette banlieue typique de la classe moyenne américaine. Howie est attiré par l'un des habitants du quartier. Une forte personnalité, Jon Harrigan dit Big John. Une nuit le garçon dévalise la maison de Big John mais ce dernier le surprend. Mais curieusement le laisse partir. Une curieuse relation se développe entre Big John et Howie.
Howie est ami avec Gary qui est un prostitué à la Long Island Expressway. Gary connait John Harrigan, et sait que ce membre respecté du quartier, est aussi un homme attiré par les adolescents. Lorsque le père de Howie est mis en prison  pour avoir mal géré certaines transactions commerciales, Jon Harrigan est le seul à prendre soin de Howie...

L'avis critique
 04%2BHOWIE%2B%2526%2BGRAN%2BJOHN.BMP
Le titre original "LIE" fait référence à la Long Island Expressway qui est une autoroute et en même temps il est synonyme de mort, celle de la mère de Howie Blitzer, Sylvia, qui y est morte.
LIE  pourrait facilement être confondu avec un film de Larry Clark. Mais ce qui met LIE un cran au dessus des films de Clark c'est la peinture subtile de la relation entre les adolescents et les adultes, relation qui est chez Clark soit absente soit caricaturale.
Le film est avant tout une extraordinaire performance du grand acteur qu'est Brian Cox.  
En raison de la nature sensible du sujet, la pédophilie, de nombreux membre de l'entourage de Brian Cox lui ont conseillé de refuser le rôle du Major John Corrigan. Mais heureusement pour nous et pour lui, il a persisté dans son choix. Paul Franklin Dano est remarquable dans le rôle délicat de Howie Blitzer On a revu ce garçon dans "Little Miss Sunshine" . C'est sa mère, Gladys Dano, dans la vie qui interprète dans le film le rôle de Sylvia Blitzer, la mère décédée Howie que l'on voit dans des flashbacks et dans des séquences de rêve. 
Le réalisateur, qui a fait ses classes en filmant des épisodes de séries fameuses, en particulier de Six Feet Under  dont il a réalisé plusieurs épisodes sans oublier ceux de Dexter et de true blood,a déclaré que le grand thème de son film est la quête de l'identité sexuelle, et l'ambiguïté de l'orientation sexuelle de Howie et que sa relation avec Big John et Gary forme le noyau autour duquel l'intrigue se développe.
05%2BCOMPA%25C3%2591IA%2BNO%2BRECOMENDAB
Pour sa part, Brian Cox lors d'une interview a émis l'avis que son personnage se rendant finalement compte que le potentiel de Howie est tel que cette découverte provoque envers le garçon un sentiment  qui va au delà de son attirance sexuelle pour lui. Une grande partie de l'intérêt du film vient de cette ambiguité et de la modification petit à petit du regard de big John sur Howie. Big John de prédateur éventuel se mue en une figure d'un père alternatif. 
Ce film controversé fait passer son spectateur par des sentiments envers ses personnages et en particulier envers big John qui

 06%2BSCOTT%2BVS%2BHOWIE.BMP 
07%2BHIJO%2BVS%2BPADRE.BMP
Il est dommage que la toute fin du film entre en contradiction avec tout ce qui l'a précédé, mais cette concession au politiquement correct devait être indispensable pour obtenir le financement pour le tournage.
Certaines parties de ce film ont été tournées sur le site de l'École Harborfields, situé à Greenlawn, dans l'état de New York, près de la Long Island Expressway. 
A sa sortie aux USA, le film a été initialement interdit au moins de dix-sept ans, mais ensuite cette restriction  a été enlevée.
En 2006 Cuesta réalise  son second long-métrage, 12 and Holding. Toujours sur l'adolescence, ce film évoque la relation d'un jeune garçon à la mort.
LIE, 2001, le film

LIE, 2001, 1

LIE 2001, 3


LIE, 2001 2

LIE, 2001 6

Bande-annonce



Le film
V.0 sous-titré en portugais