mercredi 20 décembre 2017

A l'aube du japonisme à la maison de la culture du Japon







À l’époque des shoguns Tokugawa installés à Edo, le commerce se faisait par l’intermédiaire des Hollandais et des Chinois depuis leurs comptoirs de Nagasaki. Les chinois avait un quartier réservé dans la ville alors que les hollandais étaient cantonnés dans la petite ile artificielle de Dejima d'où il leurs était interdit de sortir. Ce que savent très bien les lecteurs du beau livre de David Mitchell, "Les mille automnes de Jacob de Zoet (voir le billet que j'ai consacré à ce roman: Les mille automnes de Jacob de Zoet de David Mitchell).  On voit une représentation de l'ile de Dejima en haut et à droite de la photo ci-dessus. La ville de Nagasaki a entrepris de restaurer l'ile de Dejima que l'on peut visiter. 

la rue principale de Dejima telle que l'on peut la voir aujourd'hui (Nagasaki, avril 2017)

Lors de leur retour en Europe, les responsables du comptoir hollandais rapportaient des collections japonaises, tandis que les Français qui se rendaient en Chine pouvaient y acquérir des objets japonais. Le Japon fermé était moins coupé du monde qu’on ne l’imaginait et connaissait déjà diverses choses de la France, notamment les événements de la Révolution et de l’Empire.
Après la signature du traité de commerce et d’amitié entre le Japon et la France en 1858, le commerce s’intensifia. Le Japon participa officiellement pour la première fois à une Exposition universelle, celle de 1867 à Paris, à l’occasion de laquelle le jeune prince Akitake Tokugawa visita la France, à la veille de la restauration de Meiji qui transforma radicalement le Japon.
Une belle exposition (gratuite) qui devrait passionner tous ceux qui s'intéressent au Japon. 




















vue de l'ile de Dejima sur laque



















Photographies faites à Paris des membres des ambassades japonaises de 1862 et 1864



Paris, décembre 2017

2 commentaires:

  1. Quel plaisir, de retrouver ici toute cette documentation et ces objets, qui ancrent la fiction formidablement précise et évocatrice de David Mitchell dans le réel. Visiter l’île actuelle de Dejima a dû être une expérience troublante pour vous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La visite de Dejima a été ma principale raison de visiter Nagasaki et je n'ai pas été déçu mais je crois que pour cela la lecture du livre de Mitchell est indispensable. Ceci dit Nagasaki offre beaucoup d'autres attraits avec ses vieux ponts, son quartier des temples et celui du port. C'est une ville très intéressante.

      Supprimer