lundi 31 décembre 2018

près des cimes


Toulouse-Lautrec

























































Murphy Anderson, La Terre Carrée


Sandro Kopp


Silky















































un hommage à Alix, réalisé par Olivier Faure.


ALIX coul pl 1+ texte
Alix planche 2+ texte


Pour retrouver Jacques Martin sur le blog: une exposition Marc Jailloux à propos d'Alix "Le serment du gladiateur"Jacques Martin, auteur classiqueLe Fleuve de Jade, une aventure d'Alix par J. Martin et R. MoralesLa conjuration de Baal de Christophe Simon et Michel LafonALIX SENATOR, LES AIGLES DE SANG, DESSIN THIÉRRY DÉMAREZ, SCÉNARIO VALÉRIE MANGINAlix l'intrépide de Jacques MartinUN SONGE AUTOUR DU PÉPLUM (réédition augmentée)Pour se souvenir de l'exposition Jacques Martin à la Maison de la bande dessinée à Bruxellescase en exergue,Jacques MartinAlix nuAlix vu par Pierre JoubertLe Démon du Pharos, une aventure d'Alix, dessinée par Christophe Simon, scénarisée par Patrick WeberMartin, L'Histoire en héritageKnossosLes démon de Sparte, une aventure d'Alix senator par Thierry DemarezLa conjuration de Baal de Christophe Simon et Michel LafonLe hurlement de cybèle, une aventure d'Alix senator de Thierry Demarez et Valérie ManginPar-delà le styx de Marc Jailloux et Mathieu BredaLe prince du Nil de Jacques MartinAlix réinterprété par Jean-François CharlesAlix à DrouotPar-delà le Styx, un album d'Alix dessiné par Marc Jailloux et scénarisé par Mathieu BredaAlix vu par ses dessinateursAlix Enak, amitié érotiqueLa dernière conquête, une aventure d'AlixUn épisode de la vie d'Alexandre le grand, vu par Jacques MartinAlix à JérusalemAlix Senator - T6 - La montagne des morts de Thierry Démarez et Valérie Mangin,  La puissance et l'éternité, Alix senator 7une affiche de Jacques MartinFaux AlixD’Alix à Astérix : des usages idéologiques de la bande dessinée dans la réception de l’Antiquitéune parodie d'AlixVeni vidi vici, le tome 37 des aventures d'Alix d'Albertini et de David B.La grande menace, une aventure de Lefranc par Jacques MartinSculpture de Demeter du temple d'Eleusis, L'Odyssée d'AlixLa cité des poisons de V. Mangin et T Demarez, tome 8 d'Alix senatorPromenade dans l'exposition Alix, l'art de Jacques Martin dans les antiquités gréco-romaines du musée d'Art et d'Histoire du parc du cinquantenaire à Bruxelles (1)Promenade dans l'exposition Alix, l'art de Jacques Martin dans les antiquités gréco-romaines du musée d'Art et d'Histoire du parc du cinquantenaire à Bruxelles (2)

dimanche 30 décembre 2018

miroir, miroir suis-je la plus belle? en ce miroir


Zeus and Ganymede.


Le temple d'Apollon de Didymes







Le temple hellénistique d'Apollon est de dimensions telles (118 m × 60 m) qu'il ne peut être comparé, en Ionie, qu'à l'Héraion de Samos et l'Artémision d'Éphèse. Il compte parmi les grands bâtiments de l'Antiquité les mieux conservés de nos jours. Le site de Didymes est indissolublement lié à celui de Milet, situé 17 km plus au nord. L'accès ordinaire était la voie maritime ; depuis le vie siècle av. J.-C., une « voie sacrée » longue de six kilomètres, empruntée par les pèlerins et les processions, reliait le sanctuaire à son port antique de Panormos.













Hérodote et Pausanias indiquent que les Ioniens arrivèrent au cours du Ier millénaire av. J.-C., et assimilèrent un culte et un sanctuaire déjà existants, où l'on vénérait la déesse Nature, ce que l'archéologie n'a pu confirmer. La légende rapporte que c'est en ce lieu de l'oracle que Léto aurait conçu de Zeus son fils Apollon. Plus tard, Apollon serait apparu à un berger local nommé Branchos, et lui aurait conféré le don de voyance. C'est de cet ancêtre berger que se réclamaient les Branchides, clan de prêtres et de donateurs qui exercèrent leur autorité sur le sanctuaire depuis le viie siècle av. J.-C. jusqu'aux guerres médiques. Par la suite, les prêtres furent choisis parmi les familles les plus élevées de Milet.













L'oracle fut célèbre dès le viie siècle av. J.-C. dans tout le monde grec et au-delà ; il était dirigé par le prophète, magistrat le plus élevé de l'État milésien, qui résidait à Didymes, tandis qu'une prophétesse allait chercher l'inspiration auprès de la source de l'adyton ; un membre du clergé, peut-être l’hypochrestes, était chargé de rédiger la réponse d'Apollon en vers hexamètres ; cet oracle, réputé dans le monde antique à l'égal de Delphes, fut consulté par le roi de Perse et Hérodote rapporte que des offrandes vinrent du pharaonNéchao II et de Crésus, roi de LydieHérodote dit aussi qu'après l'effondrement du soulèvement des Ioniens et la chute de Milet en -494, le roi perse Darius Ier livra au pillage et aux flammes le temple et l'oracle de Didymes. Strabon et Pausanias rapportent que Xerxès Ier détruisit le sanctuaire de Didymes après sa défaite à Platées, en -479. Les Branchides auraient alors transmis au roi perse le trésor du temple et se seraient enfui avec lui. Les fouilles archéologiques n'ont permis de retrouver aucune trace d'incendies correspondant à ces deux dates.
Au cours du dernier tiers du ive siècle av. J.-C., le sanctuaire passa sous la dépendance directe de la cité de Milet, qui entreprit la reconstruction du temple d'Apollon et manda des fonctionnaires annuels aux fonctions de prêtres et serviteurs de l'oracle.
À l'époque romaine, Trajan fit réparer la voie sacrée et l'aire du sanctuaire en 100-101, tandis qu'Hadrien y fut lui-même oracle. Le culte prit fin au ive siècle, et Didymes fut érigé en évêché. Le sanctuaire fut endommagé par des séismes aux viie et xve siècles, ce dernier causant l'abandon de la colonie, qui ne se repeupla qu'au cours du xviiie siècle. Depuis lors, le sanctuaire devint lieu d'études archéologiques, de la part d'équipes françaises, anglaises, puis allemandes. Diverses pièces du temple se trouvent conservées au musée du Louvre, au British Museum et au Pergamon Museum de Berlin.






Londres, novembre 2018

Le temple hellénistique a eu deux prédécesseurs à l'époque archaïque : l'un construit vers 700 av. J.-C., le second au cours du vie siècle av. J.-C., déjà bordé de portiques soutenus par des colonnes. Le temple du vie siècle av. J.-C. possédait une cella d'environ 42 x 20 m précédée d'un pronaos. Le péristyle était fait d'une double rangée de colonnes hautes de 15,45 m avec une architrave ionique sculptée, et les tambours inférieurs en façade portaient des figures de korés faisant office de caryatides. La statue de culte en bronze était l'œuvre de Canachos de Sicyone. Le dernier kilomètre de la voie sacrée était bordé de statues de lions couchés - emblème de Milet - de sphinx, de corés et kouroi assis, de prêtres assis, et se terminait par une vaste esplanade où les pèlerins déposaient leurs offrandes. Ce temple archaïque est assez mal connu, puisqu'il se trouve enfoui sous l'édifice hellénistique. Il en subsiste quelques vestiges, visibles dans la cour intérieure.









La construction du grand temple hellénistique que l'on peut voir de nos jours a dû commencer vers 330 av. J.-C., après la visite d'Alexandre le Grand en 334 av. J.-C. et le rattachement du sanctuaire à la cité de Milet. Les plans ont été exécutés par le maître architecte Daphnis de Milet et son confrère Paionios d'Éphèse, l'un des plus célèbres architectes de son temps. Le sanctuaire bénéficia ensuite de la générosité et de l'intérêt des premiers souverains séleucides, Séleucos IerAntiochos Ier etApama, vraisemblablement en partie sur la suggestion de leur général Déodamas de Milet7. Vers -294 la situation était suffisamment avancée pour que l'on puisse réinstaller la statue de culte. À la fin du iiie siècle av. J.-C. le chantier est interrompu. La construction s'est poursuivie ensuite de manière irrégulière pendant près de quatre siècles selon W.B. Dinsmoor, jusque sous l'empire romain selon d'autres.








Didymes, Turquie, octobre 2018