lundi 8 octobre 2018

Nouvelle réflexions sur la violence, un inédit de Paul Morand dans Marianne le 18 juillet 1934










2 commentaires:

  1. Peut-être parce que je ne connais pas assez Paul Morand, mais cet article me surprend de sa part. La qualité de son style évidemment ne me surprend pas, ce qui me surprend c’est son positionnement politique : qu’il réagisse aussi vite, et surtout avec autant de fermeté et de clairvoyance. Un peu plus tard ne réagira-t-il pas de manière contradictoire à cette position là, en étant proche du régime de Vichy ?

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    1. Contradictoire Morand l'a été jusqu'à son dernier jour. Etait-il proche de Vichy ce n'est pas évident. Il était surtout proche de... lui même. Il a pensé que Vichy protègerait au mieux ses intérêts et surtout la fortune importante de sa femme. Je pense que dans une certaine mesure il était sous l'emprise idéologique de sa femme antisémite et une aristocrate antirépublicaine, très soucieuse des intérêts de sa caste mais elle non plus n'était pas exempt de contradictions. Lorsqu'il a accepté des postes diplomatique de Vichy s'était en Roumanie pour récupérer l'argent de son épouse et en Suisse pour se planquer, ainsi il évita les tribunaux de l'épuration où à mon avis il n'aurait pas risqué grand chose.
      Dans ce texte il est relativement lucide mais il fait tout de même une grosse erreur il ne voit pas le coté inédit du nazisme et pense que c'est en somme une version brutale du romantisme allemand. Mais il faut se rappeler que Morand était anglophile et n'avait pas une fascination pour l'Allemagne ni même un tropisme comme Giraudoux par exemple.

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