mercredi 3 octobre 2018

Une visite au Panthéon

Le Martyre de saint Denis, par Léon Bonnat 



Le Martyre de saint Denis, par Léon Bonnat (détail de la partie supérieure)


Je ne suis pas allé au Panthéon pour me recueillir sur un des sarcophages d'un illustrissime, on s'aperçoit d'ailleurs que la célébrité, en lisant certains noms sur les murs, est quelque chose de bien volatile, mais pour admirer les décorations murales, sorte d'hommage assez extravagant au pompiérisme. Dans ce que certains imaginaient comme le temple laïque, on trouve sur ses murs curieusement des grandes figures de la bondieuserie d'ancien régime, Clovis, saint Louis, Jeanne d'Arc... peintes pas mal du tout, par les célébrités de l'art officiel de la deuxième moitié du XIX ème siècle. La plupart de ces peintres sont tout aussi oubliés, injustement à mon avis, que certains des reposants de la crypte.      


Puvis de Chavanne 


Sainte Geneviève rend le calme aux Parisiens à l'approche d'Attila, par Jules-Élie Delaunay



Le couronnement de Charlemagne, par Henry-Paul LEVY,










Théodore Maillot

Théodore Maillot (1826-1888) entre à l'École des Beaux-Arts le 27 septembre 1843.
Il est élève à l'École des Beaux-Arts de Paris dans la classe de François-Edouard Picot. Il est aussi élève de Michel Drolling.
En 1854, il remporte le premier grand prix de Rome avec Abraham lavant les pieds aux trois anges.
Il est décoré de la Légion d'honneur en 1870.
Jusqu'en 1876, il expose aux divers Salons plusieurs portraits et divers tableaux d'histoire et scènes religieuses.











Joseph Blanc






Joseph Blanc (1846-1904) est l'élève d'Émile Bin et d'Alexandre Cabanel à l'École des beaux-arts de Paris. Il obtint le prix de Rome en peinture de 1867 pour Le Meurtre de Laïus par Œdipe. Il accueille des élèves dans son atelier àMontmartre. Joseph Blanc est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1889.
Il peint des sujets religieux, mythologiques, historiques, et réalise des portraits d'hommes politiques tels queClemenceauGambetta ou Paul Bert.
Il participe à la décoration de différents édifices, en particulier pour le Panthéon de Paris où l'on peut voir Le Vœu de Clovis à la bataille de Tolbiac, Le Baptême de Clovis et Le Triomphe de Clovis. Il participe aussi à la décoration de l'Opéra-Comique et l'Hôtel de ville de Paris.


Vœu de Clovis à la Bataille de Tolbiac, Joseph Blanc


Vœu de Clovis à la Bataille de Tolbiac, Joseph Blanc (détail)

























La Mort de sainte Geneviève, par Jean-Paul Laurens


François Sicard







Lenepveu


Lenepveu




Jules Eugène Lenepveu (1819-1898) entre à l'école des beaux-arts d'Angers où il est l'élève de Jean-Michel Mercier, puis à l'École des beaux-arts de Paris où il est admis dans l'atelier de François-Édouard Picot. Il expose son œuvreL'Idylle au Salon de 1843. Il obtient le premier prix de Rome en peinture en 1847 avec La mort de Vitellius. Ses compositions historiques et allégoriques le rendent célèbre. On lui doit le plafond de l'Opéra de Paris (1869-1871), camouflé depuis 1964 par une œuvre de Marc Chagall, et celui du théâtre d'Angers (1871). Il est nommé directeur de l'Académie de France à Rome de 1873 à 1878. Entre 1883 et 1894, il participe au palais du Louvre aux décorations de l'escalier Daru qui conduit à la Victoire de Samothrace. Il peint la fresque monumentale relatant la vie de Jeanne d'Arc au Panthéon de Paris entre 1886 et 1890.







Ferdinand  Humbert

Ferdinand Humbert est né le  à ParisIl est l'élève d'Eugène Fromentin et d'Alexandre Cabanel.
Il fonde son académie à la fin des années 1890, reprenant l'ancien Atelier Cormon, au no 104, boulevard de Clichy à Paris, en s'associant à Henri Gervex. Il enseigne aussi à l’École des beaux-arts de Paris. Il est mort à Paris le 





La Vie de saint Louis, par Alexandre Cabanel 
































Paris, septembre 2018


1 commentaire:

  1. Quelle belle visite ! Voilà qui me donne très envie de revenir au panthéon, et de regarder mieux ces étonnantes peintures. La dernière fois je les avais vues un peu rapidement ( c’était en 2006 avec l’installation d’Ernesto Neto, installation que j'avais bien aimée d'ailleurs ... )

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