vendredi 9 novembre 2018

Pause du blog


Pause de quelques jours du blog durant lesquels son tenancier sera sur les bords de la Tamise

Neil Bedford



Daryl Balcombe


une visite à Priène



Selon la tradition, la cité est bâtie par Épytos, fils de Nélée et peuplée plus tard par Thèbes à l'initiative de Philotas1, les Priénéens passent pour être originaires d'Hélicé, en Achaïe ; c'est qui plus est un jeune Priénéen qui esthiérophante ou roi du sacrifice. Elle devint un important centre religieux, comprenant notamment le Panionium, sanctuaire commun des Ioniens, dédié à Poséidon Héliconios, situé à quelques kilomètres de la ville2. On y situe aussi un temple dédié à Athéna et un à Déméter.


Elle est prise par les Lydiens vers 631 av. J.-C., puis les Perses en 546 av. J.-C. Elle participe ensuite à la révolte des cités d'Ionie, qui conduit aux guerres médiques. En 450 av. J.-C., la cité adhère à la Ligue de Délos et reste sous influence athénienne jusqu'au milieu du ive siècle av. J.-C. Le conflit ouvert avec la cité de Samos prit fin, momentanément, en 442 av. J.-C. par l'intermédiaire de cette ligue.

En 155 av. J.-C., Priène fut attaquée et incendiée par le roi de Cappadoce, Ariarathe V, désireux de s'emparer du trésor de la cité.L'ère hellénistique voit la conquête de l'Anatolie par Alexandre le Grand, ce qui ouvre une période de refondation de la cité, dégagée de l'influence perse. En 334 av. J.-C., Alexandre se rend à Priène où il fait une offrande au temple d'Athéna, alors qu'il assiège la cité de Milet non loin de là. La cité fut ensuite successivement sous l'influence des Ptolémées, des Séleucides et de la royauté de Pergame (Attalides).


Les accords de 196 et de 188 av. J.-C. visant à régler le conflit frontalier avec Samos, autour de la cité de Dryussa, furent inefficaces. Ce n'est que l'intervention d'un tribunal romain, en 135 av. J.-C., qui permit une fin heureuse pour Priène, puisque la cité contestée lui revenait.





À la mort du roi Attale III, roi de Pergame, en 133 av. J.-C., Priène est rattachée à la République romaine, comme toutes les terres du souverain qu'il a léguées par testament. Connaissant une période de troubles liés à la piraterie, très répandue à cette époque, la cité retrouve sa tranquillité à la fin du ier siècle av. J.-C., sous leprincipat d'Auguste. Mais, coupée de son accès à la mer, après que le bras qui la reliait au Méandre eut disparu, la cité perdit peu à peu de son attrait commercial et perdit nombre d'habitants. À l'époque byzantine, Priène devint une cité épiscopale jusqu'au milieu du Moyen Âge, période à laquelle elle fut complètement désertée.



Les ruines, réparties en terrasses successives, ont fait l'objet de missions anglaises de la Society of Dilettanti en 1765 et 1868, puis furent soigneusement menées par Theodor Wiegand (1895-1899) pour le musée de Berlin. La ville, refondée sur un nouveau site au cours du ive siècle av. J.-C., a été aménagée selon un plan rectangulaire, en damier. La zone escarpée fait face au sud, et l'acropole la domine de près de 200 m. La ville est ceinte d'un mur de 2 m d'épaisseur, avec des tours à intervalles réguliers et trois portes principales.
Sur les basses pentes de l'acropole se trouvait un sanctuaire de Déméter. La ville avait six rues principales d'environ 6 m de large, selon un axe est-ouest, et quinze rues d'environ 3 m de large, à angle droit et régulièrement espacées, délimitant un ensemble de 80 pâtés de maisons (insulae).
Les maisons privées étaient réparties par huit dans chaque insula. Les systèmes d'adduction d'eau et d'évacuation sont facilement discernables. Les maisons présentent de nombreuses analogies avec les plus anciennes villas pompéiennes.
Autour de l'agora, traversée par la rue principale, sont répartis des bâtiments municipaux : le bouleutérion et le prytanée se trouvent au nord de l'agora, un peu plus au nord, le gymnase supérieur avec les Thermes romains, et un théâtre hellénistiquebien préservé.







Des temples d'Isis et d'Asclépios ont été mis au jour. Au point le plus bas, à l'intérieur des murs, au sud, se trouvait un grand stade, lié à un gymnase hellénistiqueDans la moitié occidentale de la ville, sur une grande terrasse au nord de la rue principale et accessible par un bel escalier, se dressait le temple d'Athéna Polias, hexastyle périptère ionique, construit par Pythéos de Priène, architecte du Mausolée 







Le temple d'Athéna



Pythéos de Priène est un architecte grec, originaire de Priène, du ive siècle av. J.-C.. Il s'est mis très tôt à vouloir pratiquer l'architecture, entre autres sciences. Il a écrit ses Mémoires, dans lesquelles il dit que l'architecte initié aux arts et aux sciences, doit être plus en état de réussir que ceux qui, par leur habileté et leur travail, ont excellé dans une chose seulement.
On lui attribue trois constructions :
  • Un temple dédié à Zeus à Labraunda, qu'on lui attribue généralement à cause des similitudes d'architecture.
  • Un temple dédié à la déesse Athéna, à Priène, peut-être celui d'Athéna « Polias » (vers -340)
Il est considéré comme partisan d'une géométrie rigoureuse, mais conciliant, par un juste équilibre, la construction orientale élégante (l'ordre ionique) et la sévérité de l'ordre dorique de la Grèce-occidentale.

Représentation par l'artiste néerlandais Maarten van Heemskerck du mausolée d'Halicarnasse


















Priène, Turquie, octobre 2018

case en exergue: Marc Jailloux


Les empereurs romains


Lorsque j'étais jeune, j'essayais souvent de citer, dans l'ordre chronologique le plus possible d'empereurs romains, sans bien sûr tous les citer, j'arrivais à un nombre important. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui...

jeudi 8 novembre 2018

Goor, plaisir lycéen


Briand Nerdy





































William Blake Richmond (1842-1921)





The bowlers (1870) - William Blake Richmond (1842-1921)


autoportrait





Colossus of Rhodes” Te Hu 2015


vestige du Temple d'Artemis (Ephèse)

vestige du Temple d'Artemis (Ephèse) 
 Metropolitain, New York

Joseph Christian Leyendecker

Charge des soldats japonais, 1904



Cleopatra et Anthony , 1902 

Gustav Klimt vu par la photographe Inge Prader.



La photographe autrichienne Inge Prader a récemment reconstitué les chefs - d’œuvre de Gustav Klimt pour Style Bible, dans le cadre de l’évènement caricatif Life Ball à Vienne, en Autriche. Une équipe de plus de 50 professionnels a travaillé sur ce projet exigeant de photographie qui collecte des fonds pour aider les personnes atteintes du VIH / sida. Les maquilleurs, créateurs de costumes, concepteurs de décors, spécialistes en éclairage et bien d’autres ont travaillé avec des modèles et des accessoires entièrement ornementés pour donner vie au travail fascinant et chargé d’érotisme pour lequel Klimt est connu pendant sa «Golden Phase».