mardi 23 avril 2019

Andrea Schiavone, Le mariage de Cupidon et Psyché (1550)


Le photographe est un vautour













Paris le 19 avril 2019

Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais



Guido Reni
Guido Reni
à gauche l'actrice Ellen Terry peinte par John Singer Sargent
à gauche l'actrice Ellen Terry peinte par John Singer Sargent
Wilde photographié par Napoléon Saroni
Wilde photographié par Napoléon Saroni
portrait en pied de Wilde par Harper Pennington
portrait en pied de Wilde par Harper Pennington
Il est toujours difficile de centrer une exposition sur un écrivain, l'écriture n'étant pas spectaculaire par essence. Ce genre d'expositions se résume souvent à une suite de manuscrits et d'objets intimes auxquels on ajoute une illustration prosaïque d'éléments figurant dans les oeuvres de l'auteur. Par exemple l'exposition vouée à Barthes, il y  a quelques années au centre Pompidou ne m'avait pas convaincu. A l'inverse celle autour d'Aragon organisée par le musée de la poste était très réussie. Celle sur Wilde se rapproche de cette dernière.
Nous suivons la vie de Wilde chronologiquement. Le scénographe Philippe Pumain a choisi des couleurs denses et contrastées bien en accord avec l'époque de Wilde. Les aphorisme et maximes dont Wilde était un intarissable faiseur, reprises sur les cimaises accompagne le visiteur tout au long de sa visite.
Mais attention si l'espace a été bien décoré, le long couloir dévolu aux expositions temporaires au Petit Palais est toujours aussi exigu. Ce qui conduit à un contingentement sévère des visiteurs. Je vous conseille, si vous ne voulez pas trop attendre, la tranche horaire 12h-13 h 30... 
Le début de l'accrochage est particulièrement réussi puisqu'il traite d'un pan méconnu de l'oeuvre de Wilde, celui de critique d'art, très influencé par les écrits de Ruskin, l'esthète soutenait les artistes de l'Aesthetic Movement en rupture avec l'académisme. 

George Frederic Watts, L'amour et la mort
George Frederic Watts, L'amour et la mort
Evelyn De Morgan, la nuit et le sommeil
Evelyn De Morgan, la nuit et le sommeil
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais
John Roddam, L'amour et la jeune fille
John Roddam, L'amour et la jeune fille
Walter Crane, La renaissance de Vénus
Walter Crane, La renaissance de Vénus
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais
à droite: William Blake Richmond, Electre devant la tombe d'Agamemnon
à droite: William Blake Richmond, Electre devant la tombe d'Agamemnon
Ce qui nous vaut quelques très intéressants tableaux préraphaélites jamais vus dans nos contrées. L'exposition est indispensable pour tous les amateurs de peinture anglaise.
La suite est moins spectaculaire avec les premières éditions des ouvrages de wilde, de nombreuses photos du maitre qui ne détestait pas son image et bien sûr tout sur sa malencontreuse liaison avec Bosie qui le conduira en prison.
On peut admirer les originaux d' Audrey Beardsley pour Salomé. Aubrey Beardsley
Les dernières années sont également documentées avec l'émouvante lettre que Wilde écrit à Gide dans l'espoir que ce dernier l'aide financièrement. 
Oscar Wilde assistant à un spectacle de la Goulue croqué par Toulouse Lautrec, l'homme à coté de Wilde est Félix Fénéon
Oscar Wilde assistant à un spectacle de la Goulue croqué par Toulouse Lautrec, l'homme à coté de Wilde est Félix Fénéon
gravure d'Aubrey Beardsley pour Salomé
gravure d'Aubrey Beardsley pour Salomé
première édition de Salomé en anglais
première édition de Salomé en anglais
au centre le manuscrit de Dorian Gray ouvert à la page qui fut censurée, la page est rétablie dans la nouvelle traduction en français qui vient d'être publiée
au centre le manuscrit de Dorian Gray ouvert à la page qui fut censurée, la page est rétablie dans la nouvelle traduction en français qui vient d'être publiée
Aubrey Beardsley peint par Jacques Emile Blanche
Aubrey Beardsley peint par Jacques Emile Blanche
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais
Et puis la présence du saint Sébastien de Reni (en ouverture du billet), en provenance de Géne, devant lequel le jeune Wilde était tombé en pâmoison, découvrant là son idéal de beauté mérite à lui seul la visite.
Un ami avec lequel j'effectuais la visite m'a fait remarquer que saint Sébastien avant son supplice n'avait pas oublier de s'épiler les aisselles. Les saints ont des prévenances que ne saurait avoir de simples mortels... 
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais
 Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais

Richard Westall, jeune paysan , vers 1794


Kyoto, le temple Sanjusangen-do



Wilhelm Marstrand (1810-1873) Portrait d'un garçon


Jeff