jeudi 31 janvier 2019

Toshi Yoshida


Sasha Sitt
















Champignac, Enigma d'Etien et Beka



L'été 1940, après une débacle express, la France et la Belgique sont occupées. Le comte de Champignac ne tarde pas à être expressément convoqué à Londres. Plus précisément dans le petit village de Bletchley, lieu où, avec l’aide du professeur Black, d’Alan Turing, de Miss Blair MacKenzie et de quelques autres il devra mettre ses facultés intellectuelles à rude épreuve pour tenter de décrypter le code secret des allemands.
Comme je l'ai déjà écrit à d'autres occasions, je me demande ce que ferait les scénaristes de B.D si la dernière guerre n'avait pas eu lieu. Après qu'Emile Bravo ait enrôlé Spirou dans la lutte contre le nazisme, voilà que cet hurluberlu de comte est prié de s'y mettre aussi. 
Après cet agacement de principe je dois confesser que semaine après semaine (j'ai découvert cette histoire en pré-publication dans l'hebdomadaire Spirou), j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures du comte.
Tout en ménageant certains ponts (discrets) vers l'univers de Spirou, BeKa fait de Champignac un héros à part entière, et on accueille volontiers Pacôme en tant que personnage central d'Enigma. L'aventure scientifique que l'on découvre est passionnante. Les descriptions d'Enigma et de son fonctionnement peuvent peut-être paraître un peu trop didactiques au début, mais elles permettent de mesurer l'envergure et la complexité du défi relevé par ces héros de l'ombre.




Sous le nom de BeKa se cachent deux scénaristes Caroline Roque et Bertrand Escaich, auteurs des séries « Les Rugbymen » (2005), « Studio dance» (2007) et « Le jour où...» (2016) et « Le Blog de… » (2017) chez Bamboo.
Au dessin David Étien est à l'aise dans les atmosphères anglaise puisqu'il est l'auteur bien connu pour sa magnifique série "Les Quatre de Baker street". Son style tout en rondeurs mesurées, pas excessivement caricatural s'adapte bien à la fois à l'univers de Spirou et au récit mi-réaliste et mi-historique d'Enigma. Il rajeunit de façon convaincante le comte.
La mise en couleur est très réussie






Au cœur de leur intrigue, le domaine de Bletchley Park (mis en scène dans « Blake et Mortimer T23 : Le Bâton de Plutarque » et dans le film « Imitation game » en 2014), devenu à partir d’août 1939 centre névralgique du renseignement allié en Angleterre : située à 80 kilomètres au nord de Londres, cette discrète « Station X » abritera le Government Code and Cypher School(GC&CS, l’école du code et du chiffre du gouvernement). Sous le nom de code « Ultra », le déchiffrement réussi (cryptanalyse) des messages codés par Enigma contribuera à d’importances victoires lors de la bataille de l’Atlantique, lors de la campagne du désert en Afrique du Nord puis lors du débarquement en Normandie. En juin 1944, les Alliés connaissaient ainsi les positions de quasiment toutes les divisions allemandes du front occidental… 




Il me vient soudain à l'esprit "sac à papier!" que certains de mes rares visiteur ignorent peut être qui est le comte de Champignac. Tout aurait commencé en aout 1950 lorsque le (fictif) château de Champignac avait été inspiré à Franquin par le (réel) château wallon de Skeuvre : l’auteur avait alors pu photographier un château ruiné, abandonné depuis le départ des allemands qui l’avaient occupé pendant la Seconde Guerre mondiale comme dans le présent album. Franquin a alors imaginé son propriétaire.


le château de Skeuvre





Des personnages réels Alan Turing, Winston Churchill ou Ian Fleming, apparaissent dans l'aventure à coté de Champignac. Les scénaristes font également intervenir des habitants notable du village de Champignac dont son maire au langage tujours aussi pompeux, l'ivrogne local, le libraire... tous de vaillants résistant à l'occupant.
 Mais la véritable sensation de l'album est que le comte de Champignac tombe amoureux d'une charmante anglaise mademoiselle Blair. Après ce premier opus de ce qui devrait être une série quand sera-t-il de cette idylle? Je rappelle que dans l'album "Z comme Zorglub", de Franquin, page 27, le Comte de Champignac déclame : « Du temps de ma femme, c’était la même chanson : Pacôme invente ceci pour ma cuisine, Pacôme invente cela pour ma lessive… Et Pacôme inventait…  ». On savait donc déjà que le comte de Champignac avait eu une vie avant Spirou et Fantasio,
Si les scénaristes n'ont pas manqué de verve, ils auraient pu se dispenser de copier des scènes entières de deux films récent " Imitation game" et " Les heures sombres".  






Giulio Romano, Apollo et Cyparissus, 1596


Robert Grant




Hubert Julian Stowitts

Erick


























mercredi 30 janvier 2019

académies masculines par Charles Roussel ( 1861-1936 ) au Musée de Tourcoing photographié par Ismau












Boy Asleep On A Grave, 1802, Caspar David Friedrich


ALASDAIR McLELLAN

MITCHELL SLAGGERT & KIT BUTLER



Angus Preston & Peter Dupont 


Walter Stuempfig (1914-1970)

Bûcheron , huile sur toile, 76,2 x 63,5 cm.

Le Walter Stuempfig né à Germantown, Pennsylvanie le 26 Janvier 1914. Après ses études secondaire il a étudié à l'Université de Pennsylvanie dans le département de l'architecture. En Octobre 1931, il va à l'Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie pour étudier la peinture. Parmi les enseignants on trouve Henry McCarter, Daniel Garber et Francis Speight. 
En 1935, il épousa le sculpteur Lila Hill, qui avait elle-même étudié à l'Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie.
Le Stuempfig est considéré comme un peintre prolifique considérant que ses peintures sont plus de 1500. Depuis sa première exposition personnelle à New York en 1943. Les modèles et inspirateur revendiqués de Stuempfig étaient le Caravage, Degas et Eakins. De 1948 à 1970, il enseigne la composition et la conception à l'Académie des Beaux-Arts en Pennsylvanie. Walter Stuempfig est mort à Ocean City dans le New Jersey, le 29 Novembre 1970.