mardi 26 février 2019

Paris dans les pas de Patrick Modiano de Gilles Schlesser



Le bel album "Paris - Modiano" offre sur 150 pages, un grand nombre de notices, bien documentées, sur les adresses parisiennes trouvées dans les romans de Modiano, associées à de nombreuses photos anciennes des quartiers, des rues, des parisiens.... Certaines de ces images sont célèbres et sont dues à des photographes connus, René-Jacques, André Zucca, Willy Ronis, Brassai, Roger Schall, Robert Doineau... mais la plupart sont, sinon inédites, du moins peu connues et sont de belles découvertes.
L'ouvrage est divisé en 11 chapitres qui visitent les quartiers de prédilection de l'écrivain, Saint Germain des près, le quartier latin, le 16 ème arrondissement, Pigalle...
"Paris dans les pas de Patrick Modiano" est un excellent complément à deux ouvrages indispensables, il devient ainsi le troisième des incontournables, à tout admirateur de Modiano; je veux parler de cette mine modianesque qu'est "Dans la peau de Patrick Modiano" de Denis Cosnard* et Le cahier de l'Herne (n° 98) consacré au prix Nobel.
Il serait judicieux que Denis Cosnard nous propose une nouvelle édition de son essais livre datant de 2010, depuis heureusement Modiano à continué à oeuvrer et les étude modianesque à proliférer comme en témoigne son blog. Il serait tout aussi judicieux que Gilles Schlesser augmente sont périmètre d'arpentage car l'oeuvre de Modiano ne se circonscrit pas au seul Paris mais intéresse aussi la banlieue parisienne, la Savoie, la côte d'Azur... Messieurs au travail!
Jen profite pour recommander l'oeuvre de Didier Blonde, un autre auteur qui lie géographie parisienne et oeuvre littéraire et en particulier Carnet d'adresses dans lequel on retrouve Modiano mais aussi Maurice Leblanc, Marcel Aymé, Pérec et bien d'autre et puis il y a bien sûr aussi les album du dessinateur complice de Modiano, Pierre Le Tan...
  





Je remercie particulièrement Bruno de m'avoir signalé cet album car sinon je serais probablement passé à coté. Je n'en connaissais ni l'éditeur ni, qu'il m'en excuse l'auteur. Mon inextinguible curiosité m'a conduit à faire quelques recherche sur la toile sur Gilles Schlesser et je suis tombé sur un blog épatant "Paris à l'encre" sur lequel l'écrivain (il a écrit plusieurs romans) documente l'Histoire de Paris essentiellement sur les XX ème et XXI ème siècle avec une nette focalisation sur les peintres, les chanteurs et... les bistrots pôles d'intérêts que l'on retrouve très présents dans l'album sur Modiano. Ce site se trouve dorénavant dans la rubrique, colonne de droite, Mes sites favoris tout comme le "Réseau Modiano" 

Nota

* livre qui a également une remarquable extension sur la toile: 

Le Réseau Modiano 


lereseaumodiano.blogspot.com/



















2 commentaires:

  1. Merci pour ce très intéressant billet … qui relance mon intérêt pour Modiano, et mon regret de n’avoir lu seulement que deux ou trois de ses romans : "De si braves garçons" "Rue des boutiques obscures" et peut-être "Quartier perdu" je ne sais même plus ... mais je sais qu’il faudrait de toute façon en avoir lu bien davantage pour apprécier vraiment l’univers de Modiano, et pouvoir profiter de tous les livres d’études modianesques que vous citez . Cet été, en lisant une autobiographie du peintre Gérard Garouste qui m’a d’ailleurs beaucoup plu, j’ai reconnu à sa description la pension de la région parisienne qu’avait fréquenté Modiano pendant sa jeunesse, dont il est question dans "De si braves garçons". J’ai découvert qu’il s’agissait du collège de Moncel à Jouy-en Josas, où ils s’étaient connus . Je ne savais pas qu’ils étaient restés amis ensuite . À ce sujet en faisant des recherches sur le net j’avais trouvé trouvé cet article, et donc ce site que vous indiquez qui m’avait paru remarquable :

    http://lereseaumodiano.blogspot.com/2011/11/gerard-garouste-et-patrick-modiano.html

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    1. Je connaissais le collège du Moncel bien avant de lire Modiano. Mon cousin y était relégué et y a fait toutes ses études secondaires, il m'en disait pas grand bien, mais les études devait être de qualité puisqu'il a ensuite intégré la prépa véto du lycée Marcelin-Berthelot et il est rentré à Maison-Alfort du premier coup longtemps après il est devenu le directeur de cet établissement. Le Moncel devait donc pas être une trop mauvaise rampe de lancement.

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